Une approche holistique
Dans une idée de pluralité et d'inclusivité, l'équipe de at hÔme tisse différentes approches dans un même but : que chacun·e puisse s'outiller pour une vie la plus harmonieuse possible en accédant à plus de connaissance de lui même et donc plus de souveraineté collaborative.
La Psychothérapie
Dans une approche sensible, multi-référentielle, fondée sur la qualité de la relation qui peut ainsi devenir le creuset de nos expériences correctrices, l'exploration se fait sur 3 axes : apprendre à mieux se connaitre et piloter nos réactivités, comprendre les enjeux des relations et déplacer le centre de notre conscience vers un "self", noyau de notre identité.
Les propositions naviguent entre l’expérimentation relationnelle où nous proposons des jeux de rôles, des exercices de communication ou de dynamique de groupe. Ces exercices permettent à chacun d'observer ses propres comportements, d´en tester de nouveaux, de réagir à ceux des autres dans un contexte où l'équilibre entre coopération et confrontation est riche d'enseignements. Chacun apprend à se montrer tel qu’il est et à considérer l’autre tel qu’il est dans la sécurité du cadre thérapeutique.
La réhabilitation émotionnelle et la régulation de notre système neurologique, Par du travail émotionnel de type rebirth ou respiration holotropique. Le travail émotionnel a pour but d’autoriser l’expression verbale, vocale et corporelle de l’émotion. En faire des indicateurs de notre état. C’est en leur accordant de la valeur que ces expressions prennent sens et révèlent les dynamiques inconscientes.
le symbolisme : Nous proposons un travail faisant une large part à la dimension symbolique en utilisant des outils tels que le dessin, le photo langage, l’écriture de conte, le rêve éveillé, les mises en scène, les constellations …
A notre insu ou parce que l’on s’autorise à une pensée intuitive, ces formes d’expression se révèlent être des témoins pertinents de notre monde inconscient. Elles peuvent ainsi surprendre ou déjouer notre rationalité en dévoilant ce que notre conscience ignore et révéler un aspect que nous n´avons pas cherché à exprimer et dont nous devenons, en le mettant à jour, le témoin.
l'IFS (internal family systeme) et l'Intelligence Relationnelle, en se basant sur la théorie polyvaguale, se modèle s’appuie sur deux postulats : nous sommes composés de nombreuses sous-personnalités (parties) et de les reconnaître permet de créer un espace de guérison pour les comprendre et devenir le chef d'orchestre de cette fourmillante tribu interne.
Le travail analytique, essentiel dans notre démarche, est un travail de synthèse qui rassemble et met en perspective les différents éléments du travail thérapeutique. Il permet d’avoir une vision cohérente et globale de soi-même et de ses propres enjeux psychiques.
Le Clown
De tous les outils proposés, c'est peut-être le plus puissant, le plus tendre et le plus vulnérable. c'est un voyage d'une folle sagesse.
Pour jouer avec ce qui se passe au moment présent. Goûter au ludisme qui est encore la meilleure façon d’apprendre chez les animaux sociaux. Et pour tisser la naïveté, l’émerveillement, le plaisir, la transparence de soi, la découverte. Pour faire une vraie place à nos enfants magiques du dedans.Pour découvrir les créatures singulières que nous sommes et leur offrir de la liberté en toute tendresse.
Pour goûter au « jeu masqué », pour se laisser devenir canal de nos différents archétypes, à l’écoute de ce qui surgit des profondeurs et peut s’exprimer à travers soi. Pour toucher créativité et expression. Laisser naître ce qui est « insu » en nous, l’inattendu, la folie et le génie.
Pour aller savourer les en-jeux de rôle, les en-jeux de pouvoir, de nos codes sociaux, au contact de ces créatures qui aimeraient être comme les autres, qui font de leurs mieux et qui ratent, qui comprennent pas… Pour sortir de l’injonction à ne jamais être ridicule, à rester crédible, qui nous bouffe tellement d’énergie au quotidien. Petit voyage dans l’absurde.
Et puis parce qu’on se marre pour de vrai et que c’est d’une poésie désarmante.
Que rire est un excellent chemin de régulation de nos systèmes neurologiques. Que ça nous sort du drama et du pathos...
Parce que je crois que le clown qui sommeille en nous, est la chose la plus proche de ce qu’on peut imaginer être un Self, une part consciente, lucide, qui dit oui à ce qui est, qui ose, qui rêve, qui fait, courageuse, non jugeante et universelle.
Les voies énergétiques et chamaniques
Parce que l’humanité recouvre une dimension transcendante, il nous semble essentiel d’inclure cet aspect dans nos accompagnements, dans le respect absolu des croyances et de la foi de chacun·e.
Nous proposons régulièrement des huttes de sudation, des cérémonies autour du cacao et du tabac, ainsi que des espaces de cérémoniel protégés et accompagnés de silence, de jeûne et de solitude (diètes), pour différentes étapes de nos vies.
Au-delà des chants, des plumes et du folklore, bienvenue aux aventuriers en quête de sens et de soi.
Quel que soit le thème proposé, le fond du travail demeure le même : se réapproprier sa capacité à pétrir sa propre vie, dans la plénitude de s’habiter le plus complètement possible. Les traditions de soin des « peuples premiers » — terme imparfait, mais compréhensible — offrent des outils puissants qui développent des qualités peu cultivées dans notre monde : conscience, intention, relation, bienveillance, non-complaisance.
L’entrée se fait d’abord par le corps : chaleur, son, parfum. Ces voies permettent d’approcher plus directement le fameux « lâcher-prise », à travers des états de conscience non ordinaires. Il serait d’ailleurs salutaire qu’ils deviennent plus familiers ; nous en serions collectivement plus responsables.
La proposition est d’aller au-delà de ce qui séduit dans les mondes chamaniques. Dans toute tradition spirituelle existe une exigence : plénitude, relation au Vivant, discipline dans la manière de conduire son chemin. Le chamanisme — malgré les imprécisions du mot — relève aussi de cet ordre pour qui choisit d’y entrer.
Chemin de guérison par la mise en résonance avec des forces alliées.
Chemin de force par la rencontre avec les éléments qui nous constituent.
Chemin de conscience par la récolte d’informations intérieures souvent insoupçonnées.
Chemin spirituel par le redressement de l’intention et l’élagage des illusions, jusqu’à toucher une unité du vivant — certains diraient le divin.
Le son (chant, tambour, flûte…) constitue souvent le fil conducteur. Les parfums sont des alliés précieux. Le rire, la joie, la tribu et la parole trouvent naturellement leur place dans nos cercles.
Les soins s’organisent notamment autour du cercle de quête en soirée, inspiré de la tradition Shipibo de l’Amazonie péruvienne. Ce temps est un moment puissant de rencontre avec soi. Les prises de conscience y sont inattendues, parfois bouleversantes.
Il ne s’agit ni de tourisme chamanique ni d’une expérience “pour voir”. C’est un chemin exigeant et joyeux.
La démarche propose d’aller au-delà du simplement thérapeutique. Aller mieux signifie souvent ne plus souffrir, c’est-à-dire ne plus percevoir les symptômes du mal-être. Le regard chamanique invite à interroger plus loin les processus intérieurs. Il ne remplace pas l’approche psychologique classique ; il lui apporte une autre profondeur, une autre saveur.
Il n’existe aucune baguette magique. Ce travail relève d’une qualité de regard sur le monde symbolique et onirique, puis de la capacité à rendre ces compréhensions agissantes dans le quotidien. C’est un chemin, pas à pas, souffle après souffle.
La magie surgit parfois — rarement là où on l’attend.
Dans la manière dont je propose ce travail, l’expérience s’inscrit dans une démarche structurée et construite : pratiques corporelles et spirituelles (Qi Gong, yoga, méditation), conscience corporelle, psychothérapie ou travail de connaissance de soi.
Le travail chamanique fait émerger du matériel psychologique, émotionnel et onirique qu’il est nécessaire de retravailler comme une matière première précieuse. Traditionnellement, le curandero accompagne sa communauté dans la durée. Ce contexte n’est pas le nôtre. L’accompagnement psychothérapeutique devient alors un soutien essentiel pour intégrer, digérer et mettre en pratique ces informations dans la vie quotidienne.
Sans cette intégration, certaines dérives peuvent apparaître. Les interprétations hâtives ternissent ces médecines et nourrissent des illusions parfois dangereuses. Voir de la lumière sortir de ses mains en session ne transforme personne en sauveur de l’humanité — j’exagère à peine.
Revisiter ses schémas ne les dissout pas instantanément. Le temps, l’apprentissage et l’accompagnement participent à l’alchimisation de ce matériau intérieur. Lorsque l’élan est sincère, la structure le soutient. Elle le confronte au réel afin qu’il prenne racine.
Le corps, encore et toujours
Une grande place est accordée à l’exploration psycho-corporelle. Par la danse, les arts martiaux internes (Taï chi, yoga, Qoya…) et externes (Shi Geï Do), par l’exploration de la respiration et des sensations, par l’ostéopathie et les méditations corporelles, nous rencontrons un allié fidèle et précieux.
En réintégrant ce véhicule d’une haute technologie naturelle, nous accédons à une forme d’intelligence subtile, souvent oubliée. C’est par le corps que nous sommes vivants, que nous percevons le monde et que nous entrons en relation avec lui.
Le corps est témoin. Il emmagasine notre vécu, porte la mémoire de nos expériences, filtre notre perception de l’entourage comme de nos mouvements internes. Il n’est pas un simple support : il est l’interface sensible entre l’intérieur et l’extérieur.
Le trajet de conscience proposé ici permet de se reconnecter à ce miracle premier : notre présence vivante et agissante.